Quand Roberto Zucco te prends par la main. Faut’il se méfier ? Oui ? Non ?

J’ai trouvé !

J’ai trouvé un blog couplé à une page facebook très intéressant. Je peux déclarer cela ici-bas la chose étant rare et exceptionnelle. En fait, il suffirait de chercher un peu plus que nous le faisons actuellement. Il suffirait en effet de chercher. Mais peut-être par rapport à une oeuvre. Prenons ROBERTO ZUCCO ! Copions-collons d’après le blog les chroniques culturelles la page concernant Roberto Zucco ! Moi, je trouve que c’est pas mal du tout ! Donc il vous suffit de cliquer sur https://leschroniquesculturelles.com/2014/01/03/roberto-zucco-de-bernard-marie-koltes/ ou plutôt de copier-coller cette ligne pour retrouver toute l’architecture bâtie par CAROLINE DOUDET (L’IRRÉGULIÈRE).

ELLE AIME LE THÉÂTRE ET L’OPÉRA/ELLE LIT

Roberto Zucco

Je suis le meurtrier de mon père, de ma mère, d’un inspecteur de police et d’un enfant. Je suis un tueur. 

C’est quoi, Roberto Zucco ?

Roberto Zucco est la dernière pièce de Bernard-Marie Koltès, mort du sida en 1989. Inspirée d’un fait divers réel, la pièce retrace l’errance du tueur en série italien Roberto Succo, quelques jours entre le moment où il s’échappe une première fois de prison, à sa mort.

Une richesse incroyable !

Cette pièce est d’une richesse incroyable, tissée de références plus ou moins évidentes. Il y a de la tragédie grecque dans la trajectoire de Zucco, dont on ne cesse de se demander s’il est monstrueux, humain, fou, ou on ne sait quoi ; quel qu’il soit, on sent peser sur lui la fatalité tragique, quelque chose d’Oreste peut-être, quelque chose en tout cas qui dépasse l’humanité ordinaire dans sa démesure. Mais il y a aussi du Shakespeare, quelque chose d’Hamlet et la scène d’exposition est une évidente réécriture de celle du dramaturge anglais, à ceci près que le fantôme n’est autre que Zucco lui-même et que cela sème le trouble sur le reste de la pièce. Y aurait-il du Genet, avec une cohorte de personnages interlopes, prostituées, dealers, flics, adolescentes, mères, grandes soeurs. Il y a, également, quelque chose de Meursault en Zucco : il passe sans sembler ressentir grand chose, tue sans état d’âme non un arabe mais sa propre mère, paraît étranger au monde et à lui-même. Il y a enfin un peu de Bonnie and Clyde dans cette cavale sanguinaire. La pièce oscille entre une multitude de registres, du drame, à l’absurde, au burlesque parfois, si bien qu’on ne peut s’empêcher de rire même au plus profond du chaos et du drame : la scène de la prise d’otage est à cet égard exemplaire, l’horreur est en train d’arriver et les témoins de la scène ont un dialogue totalement décalé qui ne peut que faire sourire. Malgré tout.

Des événements réels et tragiques

Bref, une grande pièce, d’une exceptionnelle richesse, qui provoqua un énorme scandale parce qu’elle se fonde sur des événements réels et tragiques et que, parue peu de temps après les faits, en mythifiant le meurtrier elle semblait manquer de respect à ses victimes. Reste qu’au-delà du fait divers, on atteint ici une sorte d’essence tragique indépassable !

Roberto Zucco
Bernard-Marie KOLTES
Minuit, 1990

Et si vous voulez la contacter, utiliser le mail suivant : irreguliere.blog(at)gmail(dot)com

De plus, il y aurait également une page facebook L’irrégulière consacrée à Roberto Zucco.

Pascal B – Compagnie de la Bobine

 

 

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