Théaaaaaaaaaaaaaaaaaaâtre ! : Roberto Zucco de Bernard Marie Koltès

Théâtre ! théaaaaaaaaaaaaaaaaaaâtre !

Mais où donc pensiez-vous être ? Je ne suis pas vitrier mais j’aime bien dire le mot théaaaaaaaaaaaaaaaaaaâtre.

 

Imaginez que vous vous promenez avenue des Champs-Elysées et que vous tombez sur le théâtre du Rond-Point. Pensez-vous qu’ils ont un petit homme (généralement il est petit) qui puisse vocaliser ce genre de petite chose, ce genre de petit mot : théaaaaaaaaaaaaaaaaaaâtre ? Dites-moi  ! Ne vous êtes vous jamais étonné de ce petit cri asséné avec force théaaaaaaaaaaaaaaaaaaâtre  ? Et vous, ne vous êtes vous jamais étonné comment  ce petit cri pouvait engendrer comme folie ?

Vous vous rendez compte du bruit que cela fait ? A priori vu le bruit que cela fait, il est tout à fait normal que vous vous en rendiez compte ! Mais que faut-il faire encore ? Roberto Zucco est là pour se présenter. C’est encore une sale histoire. Encore une histoire triste ? Une histoire qui engendre la mort. Mais, une histoire qui nous entraîne au-delà de toute raison : Mais pourquoi a-t-il tué son père, sa mère et puis, tellement d’autres. Théaaaaaaaaaaaaaaaaaaâtre !!

Ce qui est bien au théâtre c’est que l’on peut sortir de son cadre pour s’échapper. Mais on n’a pas droit à l’erreur. L’erreur est impossible au théâtre car on peut toujours détourner la voix initiale pour se retrouver juste à côté, pas n’importe où, juste en dessous, là où se retrouvent le comédien et son créateur.

Pascal B – Compagnie de la Bobine

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