En attendant la nouvelle pièce, nous jouons à Ecrosnes

Notre saison s’est achevée avec succès à Ecrosnes. Ecrosnes, là ou la mise en scène retient son souffle quand toute la salle sert de coulisses et de loge. Car sinon, car alors toute la troupe pouvait-elle rester coincée dans les deux abris latéraux ? Car sinon, car alors toute la troupe se coincerait-elle la langue dans la porte de secours là-bas, de l’autre côté de l’entrée des spectateurs, là ou pour passer, on a déjà oublié notre texte.

La Troupe à Ecrosnes - Noli me tangere en attendant la nouvelle pièce

En attendant la nouvelle pièce, on peut se demander qui a fait cette salle tellement facile à repriser, tellement facile à refaire si on avait le budget. Qui a construit cette salle ? Saviez-vous que pour Ecrosnes et pour la poignée de spectateurs associés, le metteur en scène et toute la troupe revoient ensemble une nouvelle mise en scène et que tous les espaces sont utilisés. Pour l’ensemble de la troupe, c’est comme si ils jouaient une nouvelle pièce. Je me rappelle de Marat Sade la fameuse pièce ou le dénommé Roux, prêtre de son état surgissait de dessous la scène en poussant des cris de fous et alla faire plusieurs fois le tour des spectateurs affolés. Cela devait être dans la même pièce que le marquis de Sade, avait été contraint de rentrer complètement dans un petit cagibis, ne trouvant à peine son souffle que pour se retrouver au pied de la scène, un peu perdu par cette dernière représentation de cette nouvelle pièce, comme on l’appelle également La Persécution et l’Assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l’hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade.

Il faut remercier ici Claude, membre du conseil de la commune d’Ecrosnes qui a su rameuter les foules et surmonter le circuit électrique comme un professionnel de l’électroménager.

En attendant la nouvelle pièce, il faut ici surtout rendre un hommage appuyé à Madame la Maire, qui depuis plusieurs années nous fait bénéficier, il faut le remarquer, d’une salle qui permet de nous dépasser et qui n’hésites pas et sans aucun problème à payer sa place comme n’importe quel de ses administrés.

Nous allons remercier également la journaliste Isabelle Ducharme qui n’a pas hésité à écrire dans L’Echo Républicain quelques lignes sur notre beau projet NOLI ME TANGERE de Jean-François Sivadier, joué à Ecrosnes le 17 octobre dernier.                                                                                                                                                     photo Isabelle Ducharme - L’Echo Républicain

Pascal B – Compagnie de la Bobin

 

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