Attention, attention, intention, mais aide-moi !

Aide-moi ! Aidez-moi ! Fais-moi la courte-échelle. Il semble que parfois, je me trouve face à une falaise que je ne peux traverser. Aidez-moi !

Mais vous ? N’avez-vous jamais demandé de l’aide ? N’avez-vous jamais crié : aide-moi !

Aides-moi !

 

Vu d’ici, j’ai l’air plus désespéré qu’un alpiniste tétraplégique envisageant l’ascension d’ El Capitan. Vu d’ici, j’ai l’air plus désespéré qu’un acteur à la recherche de son intention. Et vous votre intention, vous l’avez trouvé ?

Donc, vous pensez avoir trouvé votre intention ? D’abord acte II, ligne 23 à 27 ? Puis, acte II ligne 38 et ensuite acte II, ligne 72 et ça nous fait combien d’intentions tout cela ? Je me rends compte que plus il y a de propositions, plus il y a de chances de se tromper de porte. Vu d’en haut, vous sembliez si sûr de votre supériorité. Rappelles-toi, toi qui joue des pièces contemporaines pour lesquelles il n’existe pas de fiche lecteur, tu dois te forger ton propre personnage à moins que le metteur en scène veuille tout mettre en scène. Ce sera là son moindre défaut. Tu dois alors te poser la question cruciale si il faut créer à chaque mouvement, une intention qui peut-être tout à fait différente de celle qui a été validée il y a quelques répliques de là. A chaque mouvement, attention, il y a peut-être une intention à changer. Alors aide-moi !  Mais d’abord, je vais apprendre et apprendre mon texte.

Pascal B – La Compagnie de la Bobine

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