Les liaisons dangereuses, waaaaaaah ! oups pardon !

Anne et moi sommes allées voir… Les liaisons dangereuses au théâtre de Saint-Quentin en Yvelines. Mais ce n’était pas la même Anne et ni le même moi que le précédent article. Mais foule il y avait aussi, c’est le moins que l’on puisse dire, puisque la salle était remplie. Mais, le Moi de cet article aurait mieux fait de rester sur son Les liaisons dangereuses 1988 real : stephen frears COLLECTION CHRISTOPHElcanapé à regarder Les liaisons dangereuses avec John Malkowitch et Glenn Close. Pour une fois que je peux comparer devant témoin, je préfère John Malkowitch et Glenn Close. Allez au théâtre qu’ils disaient ! Allez au théâtre ! Tu parles ! Assis au balcon, les yeux de Moi ont fait cruellement défaut, n’arrivant pas vraiment à dévisager les comédiens. Il parait qu’il y avait du beau monde sur la scène, mais mon ponctum retonum pourtant d’habitude assez éloigné ne m’est d’aucune utilité. Du côté des oreilles, ça marche parfaitement. AAAH arrêtes de geindre,… la petite Bianca Castafiore à la voie stridente m’a éclaté les tympans. A priori, c’était voulu, vu les rires dans la salle à chaque fois qu’elle s’exprimait. Waaaaaaah ! oups pardon ! Mais quand on s’ennuie, on ne peut parfois pas s’empêcher de bailler. Waaaaaaah ! oups pardon ! Je n’arrive pas à me retenir. Waaaaaaah ! Insupportables toutes ces voies féminines ! Ça fait déjà près d’une heure que nous sommes dans la salle comble et je n’ai pas pu encore écouter le texte. Si, si ! Je l’écoute mais je comprends pas pourquoi les gens rient. Si, si ! Je l’écoute mais ça me gonfle. Je n’ai pas compris l’engouement qui a porté cette pièce à un tel niveau d’adulation. Les tètes d’affiches ? Trop classique pour mon pauvre cervelet ? Ça fait déjà près d’une heure que nous sommes dans la salle comble et je prends mon élan pour m’extraire de mon siège. Je ne tiendrais jamais deux heures et quarante cinq minutes sans entracte. Mais que s’est-il passé ? Rien, c’est le vide sidéral, pas de haine et pas d’envie de reconnaître qui a fauté. On ne peut pas tout aimer ! Allez au théâtre ! Allez voir Les liaisons dangereuses. Vous aimerez peut-être…

Pascal B – La Compagnie de la Bobine

Pas de commentaire

No comments yet.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URL

Leave a comment