Noli me tangere, Jean-Baptiste et Marc (VI, 14-29)

Edwin Bower Hesser, Kathryn Stanley dans Salome avec la tête de Jean Baptiste , 1926Jean-Baptiste ? Mais il n’y a pas que dans Noli me tangere, la pièce de Jean-François Sivadier et bientôt interprétée par la Compagnie de la Bobine, qui parle de Jean-Baptiste (je veux dire de Iokanaan), d’Hérode, d’Hérodias, ou de la fille d’Hérodias, appelée simplement Salomé. On parle de toute cette famille également dans les Ecritures. Mais que peux-t’on y lire ?

Hérode avait fait arrêter Jean-Baptiste, l’avait fait charger de chaînes et jeté en prison, à cause d’Hérodias, la femme de son frère Philippe, qu’il avait épousée. Car Jean-Baptiste disait à Hérode : « Il ne t’es pas permis d’avoir la femme de ton frère ». Ainsi Hérodias le haïssait-elle et elle aurait bien voulu le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean-Baptiste, sachant que c’était un homme juste et sain, et il le protégeait. Quand il l’avait entendu, il restait fort perplexe, et cependant il l’écoutait avec plaisir.

Mais vint un jour propice, lorsque Hérode, pour son anniversaire, donnait un banquet à ses dignitaires, à ses officiers et aux notables de Galilée. La fille d’Hérodias entra, dansa et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit alors à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai ». Et il lui en fit serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume ». Elle sortit donc et dit à sa mère : « Que dois je demander ? ». Celle-ci répondit : « La tête de Jean-Baptiste ». En toute hâte, elle revint auprès du roi et lui fit cette demande : « Je veux qu’à l’instant tu me donnes sur un plat la tête de Jean-Baptiste ». Le roi fut contristé, mais à cause de son serment et des convives, il ne voulut pas refuser. Et aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean-Baptiste. Celui-ci alla le décapiter dans sa prison, puis il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille et la jeune fille la donna à sa mère. A cette nouvelle, les disciples de Jean-Baptiste vinrent prendre son cadavre et le mirent au tombeau.

On y parle de Jean-Baptiste dans les Ecritures, mais ce n’est pas du théâtre. N’allez donc pas y perdre la tête !

Pascal B – La Compagnie de la Bobine

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