Homme ou femme, encore une histoire de genre !

Homme ou femme, quand tu arrives dans le monde imaginaire d’une pièce de théâtre, que tu ne connais pas encore ton personnage, tu te demandes à quelle sauce, tu vas être mangé. A la Compagnie de la Bobine, même si les comédiens sont partiellement renouvelés chaque année, la distribution colle dans un premier temps difficilement à la constitution de la troupe, mais finalement petit à petit tout rentre dans l’ordre. Imaginons, que nous devions jouer la Cène avec une troupe de treize femmes. Vous voilà dans le cœur du sujet. De toute façon, c’est toujours la faute au metteur en scène si le sein droit de la Madone doit être plus fort que son voisin.

Homme ou femme - photo Pm la compagnie de la BobineCirconstance aggravante, à la Compagnie de la Bobine, on essaye d’appliquer l’adage « un jour Roi,  le lendemain hallebardier ! ». La signification de cet adage est très simple : Si ton cas n’est pas désespérant, et même si tu es débutant,  tu pourras alors que tu ne t’y attends pas, embrasser le rôle titre et l’année d’après devenir partie du décor ou encore hallebardier car il faut que la roue tourne et que le premier rôle passe à la voisine. Alors toi qui vient d’arriver, il va falloir que ta moustache soit coordonnée à ta jupette, si tu veux être ma Reine. Homme ou femme, la règle est la même, alors si tu peux tenir sur scène, le pire peut t’arriver.

Homme ou femme, pas de passe-droit, car quand l’inspecteur devient inspectrice, quand toutes tes répliques qui se finissaient en Madame, se transforment en Monsieur, aucun effet transformiste, il vaut mieux qu’un Monsieur ait une voie grave et qu’une Madame fasse pipi assis même si Jean-Luc s’appelle dorénavant Louise.

Homme ou femme, pas de compétition, pas de référent, un homme égale une femme, une femme égale un homme. Il ne reste plus qu’aux écrivains à créer des pièces qui ne soient pas des brûlots féministes et aux metteur en scène à prendre des libertés avec le genre des personnages. Une liberté qu’ils ont déjà prise. Heureusement.

Pascal B – La Compagnie de la Bobine

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