Acte III du Suicidé de Nicolaï Erdman : Enfer ou Paradis ?

Comme vous avez pu le lire récemment dans ces colonnes, nous avons dû passer de longues heures à répéter l’acte III du  « Suicidé » de Nicolaï Erdman que nous avons joué au théâtre Le Ranelagh à Paris, excusez mon arrogance, avec brio. Quand presque toute la troupe est sur scène, ça en jette n’est-ce-pas ?  Quand la musique, avec la danse et  l’âme russe rougie de Nicolaï Erdman s’associent, c’est divin ! Si le bonheur de jouer ensemble et de faire attention à l’autre transpirait de nos personnages, nous tenons à ce que le spectateur soit confortablement assis. Heureusement, le velours rouge du Ranelagh, peut permettre à nos arrière-trains de ne pas trop souffrir des positions assises de trop longue durée. Le mal du bas du dos peut se propager le long de la colonne vertébrale et se transformer en cervicalgie appuyée au moindre claquement de langue au fond du gosier. Un conseil : Il vaut mieux prendre son petit coussin quand on assiste à une représentation du « Suicidé », car deux heures trente de spectacle, pourrait vous faire attraper des escarres.

Nous avons dû passer de longues heures à répéter l'acte III du   Suicidé  de Nicolaï Erdman - photo Pascal B

Nous avons dû passer de longues heures à répéter l’acte III du Suicidé de Nicolaï Erdman – photo Pascal B

Pour notre deuxième prestation, la pièce de Nicolaï Erdman a été jouée à la salle Jacques Brel de Montigny-le-Bretonneux. Notre metteur en scène a failli s’arracher sa tignasse lorsqu’on nous avons compris que « Le Suicidé » devrait être écourté d’une petite heure. Pourtant, je peux vous assurer que le moelleux du velours synthétique des sièges de Jacques Brel aurait pu éviter que l’Acte III tombe aux oubliettes. Je peux vous assurer que votre horloge cérébrale n’aurait pas vu le temps passé si la pièce toute en entier avait été jouée.

A la rentrée, il faudra donc aller tâter l’épaisseur des sièges des salles ou nous irons encore jouer. Nous pourrions également mesurer la température des futurs spectateurs ou bien décider en fonction de l’âge du capitaine. Alors, l’Acte III, Enfer ou Paradis ? Et je ne vous parle pas de l’acte I, mais ça c’est une autre histoire.

Pascal B – La Compagnie de la Bobine

 affiche le suicidé de Nicolaï Erdman

Pas de commentaire

No comments yet.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URL

Leave a comment