Lufta në kohën e dashurisë ou La guerre au temps de l’amour

 la Guerre au temps de l'amourLufta në kohën e dashurisë ? C’est le titre original de l’oeuvre du kosovar Jeton Neziraj La guerre au temps de l’amour traduite par Anne-Marie Bucquet. Il s’agit d’un projet développé par la Compagnie Grains de Scène de Bougival autour duquel se sont réunies quatre comédiennes Sylvie Cens, Marianne Kanté, Florence Meille, et Pascale Payen sous la mise en scène de Roland Mastrippolito.

L’action de La Guerre au temps de l’amour se passe dans un Institut de beauté ou les pensionnaires suivent une cure médicalisée ou les coupures des âmes pourraient se cicatriser grâce aux soins de beauté. Cette histoire peut se passer au Kosovo, jeune démocratie née dans la douleur et dans le sang il y a une quinzaine d’années.

La Guerre au temps de l’amour initialement constitué de vingt-huit scènes a été recomposée pour ne constituer plus qu’une seule histoire. Un parti-pris que j’approuve et qui donne l’énergie nécessaire à respirer entre les pleurs et les cris. Nous avons donc quatre pensionnaires qui se racontent leurs rencontres, leurs ruptures, leurs désirs, leurs joies, leurs angoisses, leurs peines, leurs failles. Mais nous avons toujours un doute à localiser leur souffrance. On dirait parfois « Le Frigo » de Copi car elles semblent toutes issues d’une même matrice. Sont-elles toutes atteintes du même mal ou sont-elles la même personne ? Est-ce leur imaginaire ou leur mémoire qui leur fait défaut ? Entre vérités et fantasmes, où sont-elles vraiment ? Est-ce le parti-pris de la mise en scène ou le texte lui même qui nous permettent d’imaginer différents lieux, différents temps, différentes histoires, différents personnages ? C’est le miracle du théâtre contemporain qui permet à chaque spectateur de quitter son canapé pour se confronter à sa propre compréhension du monde moderne et d’ouvrir une autre page de l’histoire. Une autre page de l’Histoire ?

Pendant toute la pièce, la pression et l’angoisse montent en crescendo et tiennent les spectateurs en haleine. Ambiance pesante et oppressante. Ce sentiment malsain nous poursuit et encore une fois j’ai perdu le fil de l’histoire.  Et quand tout semble joué, le seul homme de l’histoire apparaît, je vous laisse la surprise. La Guerre au temps de l’amour, est-ce  un rêve ? est-ce la réalité ? A vous de le découvrir ! A vous d’inventer votre histoire !

Pascal B – La Compagnie de la Bobine

Un commentaire

  1. La guerre au temps de l’amour- Pièce réjouissante que la perspicacité et le talent de la traductrice- Anne-Marie Bucquet- nous ont permis de découvrir. Grâce éternelle lui soit rendue.
    Gigi Boy

    Commentaire : Pierre Mazille — 20/01/2017 @ 17 h 22 min

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