Perdues dans Stockholm, ça commence comme dans un rêve…

En attendant Perdues dans Stockholm au Prisme d'Elancourt - photo PB La Compagnie de la Bobine

En attendant Perdues dans Stockholm au Prisme d’Elancourt – photo PB La Compagnie de la Bobine

Perdues à Stockholm_Photo P.N

Perdues dans Stockholm_Photo P.N

Perdues dans Stockholm ou Perdues dans Kyoto ? Perdues dans Stockholm au Prisme d’Elancourt ! C’est bien le bon titre ! C’est cette histoire qui raconte l’épopée de trois femmes qui essayent de transformer leur réalité banale en rêve d’enfant gâté. Deux ou trois femmes ? Perdues dans Stockholm, ça commence donc comme dans un rêve d’enfant, où l’on sait que tout est permis, c’est presque un rêve éveillé où tu ne sais plus où est rêve et où est réalité. Tu te rappelles ? Tu sors de ton lit, tu enfiles ta petite robe verte en excitant les collégiennes ébahies par ta virilité. La voix du public est toujours la plus juste. Mais tu le savais en montant sur les planches. Où est la pièce ? Où est le jeu ? Sur les planches ou dans la salle ? Les deux mon capitaine ! Le message brille et brûle comme de la verte kryptonite  : La recherche du bonheur est une quête universelle. Mais il faut y aller crescendo quand on veut changer sa réalité en bonheur rituel. Déjà, tu as passé le cap de ta mère, qui espère ton bonheur et te soutient dans tes objectifs empiriques. Tu crois vraiment qu’en devenant une autre, tu vas enfin exister ? Et même quand dans ta médiocrité tu te trompes de proie, celle-ci revient vers toi, pour soigner son mal-être à la recherche d’une autre vie, à la recherche d’une autre réalité. Perdues dans Stockholm, ça commence comme un rêve imaginé par Pierre Notte qui une fois de plus exagère la réalité de nos quotidiens. Plus la loupe grossit et déforme la réalité, plus vite nous la croyons sortie de la rubrique Faits Divers de notre quotidien préféré. On a presque obtenu le label « Vu à la TV » pour être inscrit dans notre patrimoine télégénétique. Mais on est au théâtre, le lieu où l’on choisit de s’asseoir, pour rire ou pleurer, pour s’émouvoir ou tout simplement pour essayer de comprendre cette histoire de pédalo qui veut remonter à Stockholm. C’est pas de la téléréalité ! Perdues dans Stockholm, à voir, entendre et à rêver. Perdues dans Stockholm, c’est aussi ces séquences où le temps s’arrête, des séquences où les comédiens se mettent à chanter l’indispensable vérité comme l’inutile inutile. C’est pas de la téléréalité ! Perdues dans Stockholm, ça finit aussi comme dans un rêve.

Perdues dans Stockholm – texte et mise en scène Pierre Notte avec Juliette Coulon, Brice Hillairet, Silvie Laguna

P.B La Compagnie de la Bobine

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