Passerelles

Je n’aime pas ces longs entractes d’été qui espacent nos représentations et qui nous laissent dans l’inaction. Bien sûr, nos activités professionnelles occupent encore nos journées et mobilisent nos esprits. Mais ils me manquent ces rendez-vous du lundi qui débutent à la nuit tombée. Ils me manquent aussi ces dimanches de répétition et les premiers filages quand nos personnages se forgent leur identité.

C’est le moment de bâtir nos passerelles qui nous emmèneront sur des rivages inconnus que nous aborderons parfois sans repères et toujours sans préjugés. 

C’est un moment d’incertitude car rien n’est défini : quelle pièce? quel auteur? combien de personnages? comique? dramatique? un musicien? une danseuse? quelques noms s’échangent déjà comme Bonal ou Cormann, mais il faut encore attendre.

Comme à chaque saison, certains d’entre nous nous quittent, pour se créer d’autres aventures dans d’autres lieux, dans d’autres rêves. Mais déjà la relève est là et frappe à notre porte : futurs hallebardiers sûrement, à moins que le hasard de la distribution leur attribue un rôle majeur. C’est encore un moment d’incertitude car rien n’est défini, car rien est écrit. 

P.B La Compagnie de la Bobine

 

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