Souplesse, souplesse

La Compagnie de la Bobine salue son public en souplesseCe qui est étonnant au lendemain d’une représentation, c’est cet état cotonneux qui nous envahit. C’est un sentiment de légèreté qui nous surprend, qui nous suspend. Souplesse, souplesse. Ce matin, nous avons les yeux qui picotent ; pourtant hier soir quand l’émotion nous a surpris sous la lumière des projecteurs, nous avons tous, à un moment donné, cédé à une forte poussée lacrymale. Hier soir encore, nos yeux pétillants irradiaient d’un bonheur aux frontières du Plaisir. Nous l’avions prédit, l’alchimie a pris et vous avez été vous aussi envoutés par la magie du Théâtre du Ranelagh. Comment ? N’avez vous pas été vous aussi soumis à cette poussée lancinante, qui monte, vous submerge puis vous grise?

Progressivement sans y veiller, vous êtes pétrifié, votre gorge se serre et l’émotion vous aussi vous envahit. En pénétrant en ces lieux, acteurs et spectateurs communient d’une même ferveur, et comme une brume électrique, quand la tension se dissipe, les émotions surgissent et font parfois remonter des sentiments confuset empreints de conflits oniriques. Hier soir au Ranelagh, le public était conquis, répondant coup à coup aux sollicitations de la scène. Le spectacle était sur la scéne mais également dans la salle, de l’orchestre au balcon. «Yvonne, Princesse de Bourgogne» a réussi son pari, avoir pu réunir et faire vibrer autant despectateurs dont certains pourtant peu habitués des plateaux étaient émerveillés dès les trois coups frappés. Dès demain nous allons répéter, répéter, répéter, puis reprendre le chemin d’une nouvelle représentation. Ca sera en juillet, et pour une première fois cette représentation, sera jouée dans un cercle privé.

P.B La Compagnie de la Bobine


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